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C’est quoi un roman soft science-fiction ?

Quand les gens entendent roman « science-fiction », ils imaginent généralement des vaisseaux spatiaux, des robots, ou une dystopie post-apocalyptique. Ce n’est pas ce que j’écris. Ce n’est pas ce que j’ai eu envie d’écrire.

Il m’a fallu quatre romans pour comprendre que c’est exactement là que je me trouve. Je vous explique ce que c’est, et pourquoi je crois bien que je ne vais plus m’en éloigner.

D’abord, c’est quoi la science-fiction « dure » ?

Pour comprendre la nuance, il faut commencer par le contraire.

La science-fiction dite « dure » (hard SF) est ancrée dans la rigueur scientifique et technique. Les auteurs y décrivent des technologies extrapolées, soignent la plausibilité des systèmes, des lois physiques et des mécanismes. Ce sont des œuvres passionnantes qui demandent souvent une vraie appétence pour la science et l’ingénierie. Et elles placent la technologie au centre du récit.

Alors, la soft science-fiction, c’est quoi ?

La soft science-fiction, c’est de la SF qui déplace le centre de gravité : au lieu de mettre la technologie au premier plan, elle la place en arrière-plan  (comme un décor, un prétexte, un outil narratif) et met l’humain au cœur du récit.

Les questions qu’elle pose ne sont pas « comment ça marche ? » mais « qu’est-ce que ça fait à ceux qui le vivent ? »

Elle s’intéresse aux humains plutôt qu’aux sciences exactes. Elle explore ce qu’une technologie (réelle ou imaginaire) change à nos relations, à notre identité, à notre propre vie. La SF douce peut donc se permettre d’être plus floue sur les mécanismes que la SF dure.

Ce que j’ai découvert en écrivant Ce que l’on oublie de vivre

Le mécanisme SF est au service de l’émotion. Pas l’inverse. C’est ça, la soft SF. Et c’est exactement là que je veux continuer à écrire.

C'est quoi la soft science-fiction ?

Pourquoi ce genre est en pleine croissance, et pourquoi c’est le bon moment pour s’y intéresser ?

La soft Science-fiction répond à une vraie demande des lecteurs d’aujourd’hui. On vit dans un monde où la technologie s’accélère à une vitesse qui dépasse parfois notre capacité à nous y adapter. Intelligence artificielle, réseaux sociaux, neurotechnologies réelles, réalité virtuelle… Les grandes questions éthiques et existentielles arrivent avant qu’on ait eu le temps de s’y préparer. Et les lecteurs cherchent des œuvres qui les aident à penser tout ça à travers des histoires humaines et accessibles.

C’est un genre en croissance. Et je suis heureuse d’y avoir trouvé ma place, même si ça m’a pris quatre romans pour le comprendre.

Ce que ça veut dire pour la suite

J’assume désormais pleinement ce que je suis : une autrice de feel-good à coloration soft SF. Des romans ancrés dans des émotions universelles, des personnages profondément humains, et une technologie imaginaire qui sert de base pour regarder nos vies autrement.

Ce n’était pas un choix planifié, mais bien une découverte.

Si vous voulez découvrir ce que ça donne concrètement, la soft SF :